Käthe Kollwitz, Le Peuple, planche 7 de la série »Guerre«, 1922, gravure sur bois, Kn 190 VII, Collection Kollwitz de Cologne © Käthe Kollwitz Museum Köln

Au centre de la planche se trouve une femme qui rappelle une ›Vierge protectrice‹. Un enfant, qu’elle protège de sa main, sort sa tête de sous les pans du manteau et regarde au dehors. Derrière elle, les visages déformés de personnes désespérées se détachent du fond noir de la gravure et se blottissent autour d’elle. Ce sont les victimes de la guerre. Elles ont certes survécu, mais en ont gardé des blessures physiques et mentales.

Dans son journal, Käthe Kollwitz note à propos de la série »Guerre« qu’elle a presque terminé :

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Quant au travail, ça a bien marché cette année, Dieu merci.
La série sur la guerre est pour ainsi dire terminée. Aussi insuffisant et imparfait qu’en soit le résultat, elle n’en est pas moins un aboutissement et un achèvement si on considère l’énorme tâche qu’elle représentait.«

Käthe Kollwitz, Journal, 30 décembre 1922

Travaux préparatoires

Käthe Kollwitz, Le Peuple, 1923, pierre noire, NT 972, Collection Kollwitz de Cologne © Käthe Kollwitz Museum Köln

Käthe Kollwitz, Le Peuple, 1923, pierre noire, NT 972

Käthe Kollwitz, Aveugles, 1922/23, fusain, NT 973, Collection Kollwitz de Cologne © Käthe Kollwitz Museum Köln

Käthe Kollwitz, Aveugles, 1922/23, fusain, NT 973

Käthe Kollwitz, Le Peuple, 1923, mine de plomb, NT 978, Collection Kollwitz de Cologne © Käthe Kollwitz Museum Köln

Käthe Kollwitz, Le Peuple, 1923, mine de plomb, NT 978